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Député de Verchères
Au travail? Et que disent donc les faits, au-delà des manchettes...
Je lisais avec intérêt, dans certains de nos hebdos, cette nouvelle diatribe signée par le dénommé Jean Berthiaume, qui, cette fois, me prenait à partie en s’appuyant sur l’apparente controverse dans le dossier de la francisation des CPE. Selon monsieur Berthiaume, je négligerais mon travail dans le comté, parce que je m’intéresse aux problématiques nationales. Notons, d’entrée de jeu, que monsieur Berthiaume a une vision bien étriquée du travail d’un député…

Un député qui ne s’intéresserait pas aux problématiques nationales ne se montrerait tout simplement pas à la hauteur du mandat qui lui a été démocratiquement confié par la population de son comté. Quant aux dossiers locaux, monsieur Berthiaume devrait savoir, par exemple, qu’au chapitre de la piste cyclable, nous sommes effectivement en contact étroit avec les autorités municipales concernées, celles du ministère des Transports et de Loisirs Montérégie, de telle sorte de faire en sorte que la Route verte puisse sans tarder voir le jour dans notre circonscription, ce qui permettra de relier la rive sud de Montréal à la région de Sorel. D’ailleurs, des travaux préliminaires ont été réalisés à Contrecoeur, dans la propre municipalité de monsieur Berthiaume, pas plus tard que cet été, grâce à la coopération de la Ville et du ministère!

Pour ce qui est des soins de santé, monsieur Berthiaume devrait savoir que je me suis publiquement engagé à faire en sorte de rendre disponible aux populations des secteurs de Contrecoeur et de Saint-Amable les services médicaux de base auxquels elles sont en droit de s’attendre. À ce propos, nous déployons beaucoup d’énergie pour assurer non seulement la survie, mais le développement de la Coopérative de santé de Contrecoeur. Finalement, en ce qui concerne les «fermetures et réductions de personnel dans des usines à Varennes comme à Contrecoeur», monsieur Berthiaume ignore peut-être qu’elles sont le fait d’une conjoncture mondiale sur laquelle même les gouvernements nationaux ont bien peu de prise, ce qui ne m’empêche pas, pour chacun des cas qui surviennent, de poser les gestes qui m’apparaissent appropriés, dans les circonstances. En d’autres termes, monsieur Berthiaume aurait avantage à mieux s’informer, avant de se lancer, à tort et à travers, dans des attaques gratuites…

Revenant à l’apparente controverse touchant la francisation des CPE, monsieur Berthiaume feignait ensuite de se montrer rassuré par le fait que la chef du Parti Québécois, madame Pauline Marois, m’aurait «rappelé à l’ordre»… Je crois important de préciser, encore une fois, que les faits ne soutiennent pas les assertions de monsieur Berthiaume. Contrairement à ce que laissaient entendre les titres tapageurs parus à cet effet dans certains quotidiens nationaux, ces dernières semaines, je n’ai pas fait l’objet du moindre désaveu de la part de madame Marois sur cette question. Une lecture attentive des articles faisant suite à ces titres intentionnellement tape-à-l’œil, aurait pourtant dû en convaincre monsieur Berthiaume et consorts. En fait, ces articles révèlent que madame Marois et moi-même sommes plutôt sur la même longueur d’ondes en cette matière.

Ma position, à titre de porte-parole du Parti Québécois en matière de famille, n’a jamais changé d’un iota sur cette question. J’ai répondu à la journaliste de la Presse canadienne, qui nous informait de cette apparente problématique, que la question, à ma connaissance, n’avait jamais fait l’objet d’une plainte formelle de la part de parents, d’employés ou d’administrateurs de CPE. En conséquence, il nous faudrait d’abord vérifier s’il y a véritablement un problème et, si oui, de quelle ampleur, avant d’envisager la moindre mesure corrective. Il y a donc loin de la coupe aux lèvres!

Si, n’en déplaise à monsieur Berthiaume, la situation de la langue française au Québec s’est précarisée, comme le démontrent les études rendues publiques depuis un certain temps, de même que les nombreuses dépêches en faisant état, force est de constater que des interventions de la part du gouvernement du Québec s’avèrent beaucoup plus urgentes et nécessaires que celle visant à s’assurer du respect des dispositions de la Loi 101 dans les centres de la petite enfance… En d’autres termes, plusieurs aspects de la problématique nous apparaissent nettement plus préoccupants, dans l’immédiat, que la «francisation des immigrants dans les CPE». N’est-ce pas là mettre les priorités à la bonne place? Allons, monsieur Berthiaume, un peu de rigueur, que diable!
 
Méconnu, le travail de député…
J’ai lu avec grand intérêt la lettre ouverte que Jean Berthiaume signait dans le Journal La Seigneurie, le 8 décembre dernier, pour renchérir sur les attaques injustifiées dont j’ai fait l’objet de la part de Luc Morin, ces dernières semaines. Cependant, je dois dire que le choix des exemples cités par monsieur Berthiaume en appui à la thèse un peu gratuite précédemment développée par monsieur Morin n’était peut-être pas le plus judicieux pour ajouter à la crédibilité de ladite thèse, puisqu’il s’avère que ce sont justement là des dossiers sur lesquels le gouvernement du Québec a juridiction et sur lesquels je suis intervenu.

Dans le dossier du pipeline d’Ultramar, par exemple, nous avons constitué, mon collègue de Borduas à l’époque, monsieur Jean-Pierre Charbonneau, et moi-même, une table de concertation regroupant les MRC de Lajemmerais, de la Vallée-du-Richelieu et des Maskoutains, les municipalités concernées, l’Union des producteurs agricoles, le Centre de conservation de la nature du Mont-Saint-Hilaire, le Conseil régional de l’Environnement de la Montérégie, le Comité de valorisation du bassin de la rivière Richelieu et plusieurs propriétaires, à titre individuel.

De cette concertation est né un consensus, que les MRC concernées ont choisi de porter, autour d’une proposition de couloir alternatif pour le passage du pipeline, qui a déjà amené Ultramar à modifier certains aspects de son projet (notamment au chapitre du déboisement dans le boisé de Verchères). C’est ce consensus qui a été défendu, lors des audiences du BAPE, et qui a amené ce dernier à recommander à Ultramar sa prise en considération. Alors, pendant que l’ADQ se demandait encore de quoi il s’agissait, nous, nous avions agi, et ce, dans le respect, effectivement, des différents intervenants concernés.

Même chose pour les eaux usées non traitées rejetées par la Ville de Montréal. J’ai déjà eu l’occasion de m’entretenir de cet épineux problème avec le maire et le président du conseil exécutif de la Ville de Montréal, de même qu’avec la directrice de la ZIP Jacques-Cartier.

Quant à la Route verte, nous sommes effectivement en contact avec les autorités municipales concernées, celles du ministère des Transports et de Loisirs Montérégie, de telle sorte de faire advenir dans les meilleurs délais cette piste cyclable sécuritaire devant relier la rive sud de Montréal à la région de Sorel. D’ailleurs, des travaux préliminaires ont été réalisés à Contrecoeur, dans la propre municipalité de monsieur Berthiaume, pas plus tard que cet été, grâce à la coopération de la Ville et du ministère!

Finalement, pour ce qui est des soins de santé à Contrecoeur, monsieur Berthiaume ignore peut-être que je me suis engagé à faire en sorte de rendre disponible à la population de ce secteur et du secteur de Saint-Amable les services médicaux de base auxquels elle est en droit de s’attendre. À ce propos, nous déployons beaucoup d’énergie pour assurer non seulement la survie, mais le développement de la Coopérative de santé de Contrecoeur.

Monsieur Berthiaume a raison de souligner que tous les dossiers ne reçoivent pas nécessairement l’attention médiatique qu’a reçu celui de la privatisation partielle du Parc national du Mont-Orford. Le travail d’un député consiste également à s’occuper, loin des feux de la rampe, de ces innombrables dossiers qui ne font pas les manchettes, mais qui n’en sont pas moins importants. Quant à savoir comment j’occupe mes journées et bien que j’imagine qu’il puisse maintenant en avoir une bonne idée, j’invite monsieur Berthiaume à me suivre pendant quelques jours; je suis sûr qu’il serait très surpris…
 
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