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«Une gestion à l’avenant sous le signe de rapports tablettés et de fiascos financiers»
- Stéphane Bergeron
Circonscription de verchères, le 1er juillet 2008 – Le député de Verchères et porte-parole de la mission famille du Parti Québécois, monsieur Stéphane Bergeron, dresse un bilan peu reluisant de la performance du gouvernement Charest au cours de la dernière session parlementaire.
«La gestion pitoyable de l’État québécois par les libéraux a été abondamment illustrée par de multiples cafouillages dont les Québécoises et Québécois devront, tôt ou tard, assumer la facture. Pensons au dossier du CHUM, un véritable éléphant blanc libéral, dont l’issue demeure toujours inconnue, tout comme celui du tronçon de l’autoroute 30, pour lequel de fertiles terres agricoles seront sacrifiées et dont les dépassements de coûts sont, à ce jour, de l’ordre de 200 %, étant passés de 110 à 305 millions de dollars. Il y a également la privatisation ratée des hippodromes du Québec, un véritable méli-mélo qui pourrait engloutir près d’un milliard de dollars de fonds publics. C’est sans compter la confirmation, par le Vérificateur général, du fait que les finances publiques du Québec, malgré le beau discours que tiennent les libéraux depuis cinq ans, affichent un déficit de 5,8 milliards de dollars. Finalement, les sommes englouties dans le fiasco libéral de l’UQAM, dont la perte nette dépassera le demi‑milliard de dollars, auraient pu à elles seules financer une place en services de garde pour 50 000 familles supplémentaires», a indiqué Stéphane Bergeron.
D’ailleurs, à titre de porte-parole du Parti Québécois en matière de famille, monsieur Bergeron ne comprend toujours pas la désinvolture dont fait preuve le gouvernement libéral dans le dossier du manque criant de places en services de garde, pourtant attendues et réclamées par des milliers de parents. «Des plaintes fusent de partout au Québec pour dénoncer l’accès difficile aux trop rares places en services de garde et le manque de clairvoyance du gouvernement dans son plan de développement du réseau», de signaler Stéphane Bergeron.
«Et la Montérégie vit une situation particulièrement dramatique, alors que seules 409 places y ont été développées depuis 2006 alors que 30 300 nouveaux enfants y sont nés pendant la même période. Ainsi, selon les Conférences régionales des élus de Longueuil et Montérégie-Est, dans leur rapport respectif sur le plan régional d’accessibilité aux services de garde éducatifs, remis à la ministre de la Famille en avril dernier, ce sont des milliers de nouvelles places dont la région aurait besoin pour répondre adéquatement aux besoins», de poursuivre monsieur Bergeron.
Pour la circonscription de Verchères, par contre, le principal et le plus dévastateur des échecs découlant de l’attitude indolente du gouvernement libéral aura été la fermeture des installations de Pétromont à Varennes. «Le gouvernement, qui est propriétaire à 50% de Pétromont, par le biais de la SGF, n’a pas répondu à la main tendue par des investisseurs et des acheteurs potentiels importants, qui auraient pu permettre d’éviter une fermeture d’usine traumatisante pour des centaines d’employés qualifiés, aujourd’hui condamnés au chômage. Il s’en est fallu de peu pour que tout le secteur pétrochimique québécois ne subisse les contrecoups fatals de cette fermeture, et ce malgré les nombreuses alarmes que nous avons sonnées au cours des derniers mois, par le biais de questions en chambre, de lettres au ministre, d’appels et de communiqués pour presser le gouvernement d’intervenir. Cela dit, tout danger n’est pas encore complètement écarté, comme en témoigne, après la fermeture de Basell et de Pétromont, celle de l’une des usines de Dow Chemical à Varennes», de déplorer monsieur Bergeron.
Le député de Verchères s’est également dit préoccupé par l’inaction libérale dans l’épineux dossier de la santé, où les problèmes sont très nombreux. La mauvaise gestion des blocs opératoires, la crise des soins intensifs et le retard à mettre en place des mesures structurantes pour soutenir les infirmières, qui sont littéralement à bout de souffle, confirment, selon lui, l’inaptitude du gouvernement à remplir ses promesses. À titre d’exemple, Stéphane Bergeron a soulevé la question de la congestion des urgences, rappelant qu’en 2003, les Québécoises et Québécois attendaient 16,5 heures avant de recevoir des soins. «Cinq ans plus tard et malgré que les libéraux aient prétendument fait de la santé leur première priorité et promis de régler l’engorgement des urgences, absolument rien n’a changé», se désole monsieur Bergeron.
«L’incurie du gouvernement libéral actuel se caractérise aussi par sa façon pour le moins discutable de gouverner, depuis quelques mois: un problème, une commission, un rapport, une tablette… Que voilà une façon de dépenser inutilement l’argent des contribuables en leur donnant l’impression qu’il se passe quelque chose. Les rapports commandés jusqu’ici par le gouvernement libéral sont au nombre d’une vingtaine et auront coûté des millions de dollars. Après avoir bousculé la population pendant tout le dernier mandat, les libéraux sont désormais convaincus que le laisser-aller porte ses fruits. Angoissé par la peur de déplaire, le gouvernement Charest est complètement paralysé, et c’est la population qui paie les frais de cette sclérose non productive», a critiqué le député de Verchères.
Finalement, il a de nouveau réclamé la mise en place d’un plan concret pour accroître l’offre de service en matière de transport en commun, afin que les familles puissent mieux faire face à la hausse des prix de l’essence, suggérant même un plan d’action vigoureux pour affronter la crise énergétique qui s’annonce. «Le prix de l’essence a déjà commencé à affecter dramatiquement l’économie du Québec. Malheureusement, si on en croit l’expérience des deux dernières sessions parlementaires, le gouvernement se contentera de regarder la crise empirer sans rien faire, à moins qu’il ne mandate une commission pour étudier la question pendant plusieurs mois et émettre un rapport qui aboutira lui aussi sur les tablettes», d’ironiser Stéphane Bergeron.
«Le Québec a d’importants défis à relever. Les citoyennes et les citoyens de Verchères ont besoin d’un gouvernement d’action, pas d’un gouvernement qui ne se préoccupe que de son images et qui se gargarise de vœux pieux», a conclu monsieur Bergeron.
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