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Dépassement de coûts du PPP de l’autoroute 25

«EN MODE CONVENTIONNEL OU EN PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ, C’EST TOUJOURS LE CONTRIBUABLE, EN BOUT DE PISTE, QUI PAIE LA NOTE…»

- STÉPHANE BERGERON

CIRCONSCRIPTION DE VERCHÈRES, le 23 avril 2009 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, monsieur Stéphane Bergeron, s’est inquiété, le 21 avril dernier à l’Assemblée nationale, de la tournure que prend le projet de construction de l’autoroute 25 en partenariat public-privé. 

«Les contrariétés ne cessent de s’accumuler dans ce dossier.  Après avoir appris que le pont de l’autoroute ne prévoit maintenant plus de voie réservée pour les transports collectifs et que les contribuables devront essuyer les manques à gagner des revenus du péage, si ceux-ci ne sont pas aussi élevés que prévus, voilà qu’on découvre que la formule PPP ne permettra pas de leur éviter de devoir aussi payer pour des dépassements de coûts, et ce, même si Monique Jérôme-Forget en avait pourtant pris l'engagement formel!», explique monsieur Bergeron.

Rappelons que le projet de l'autoroute 25, qui sera réalisé en PPP, occasionnera finalement des dépassements de coûts d'au moins 25 millions de dollars, dont 15 serviront à la décontamination des sols d'une partie du tronçon.  Stéphane Bergeron est d’autant plus perplexe face à ces dépassements soi-disant inattendus, que la nécessité de décontaminer ces terrains était connue dès le début du projet.  «La ministre des Transports était bien au fait de la situation.  Son ministère était donc en mesure d’évaluer l’étendue des travaux requis avant de s’entendre avec le consortium chargé de la construction.  Dans les circonstances, pourquoi est-ce à ce même consortium qu’on a demandé d’effectuer l’étude environnementale qui allait déterminer l’ampleur finale des coûts des travaux à entreprendre?  C’est ce dernier qui va bénéficier des retombées du dépassement de coûts, alors que ce sont les contribuables qui paieront la note… C’est tout simplement inacceptable!», de dénoncer monsieur Bergeron.

Constatant que la ministre s’évertuait à défendre la position du gouvernement, le député de Verchères s’est demandé si elle comprenait la portée de ses propos lénifiants: «La ministre réalise-t-elle que la différence entre le mode conventionnel et le PPP, c’est qu’en mode conventionnel, au moins, il y aurait eu un appel d'offres pour la réalisation des travaux liés à ce dépassement de coûts et que le promoteur n'aurait pas été autorisé à présenter sa candidature?».

Stéphane Bergeron s’est dit d’autant plus surpris de la position de la ministre, qu’il doute qu’elle soit elle-même vraiment convaincue de l’opportunité des PPP dans le cas de projets routiers d’envergure.  «Le 23 octobre dernier, la ministre exprimait des réserves à l'égard du recours aux PPP pour la réalisation du projet de l'échangeur Turcot.  Est-ce parce qu'elle avait déjà une petite idée de ce qui se tramait dans le dossier de l'autoroute 25?», de conclure le porte-parole du Parti Québécois en matière de transports.

 
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