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Porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires municipales
Gaz de schiste
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Moratoire sur le gaz de schiste |
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«LE GOUVERNEMENT DOIT DÉFENDRE La population avant les COMPAGNIES gazières et pétrolières!»
- STÉPHANE BERGERON
CIRCONSCRIPTION DE VERCHÈRES, le 2 mars 2012 – Dans le cadre des travaux de l’Assemblée nationale, l’aile parlementaire du Parti Québécois a déposé, le 29 février dernier, une motion exigeant «qu’un moratoire sur l’exploration, l’exploitation et la fracturation hydraulique des gaz de schiste soit décrété immédiatement jusqu’à l’adoption d’une loi-cadre sur les hydrocarbures». Le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, qui a pris la parole dans le cadre du débat, s'est désolé que la motion ait été rejetée par la majorité libérale.
«Après avoir affirmé que le sous-sol québécois était pauvre en gaz et prétextant de possibles problèmes d'approvisionnement, l'industrie gazière a vainement tenté, avec la complicité du gouvernement, de faire accepter à l'opinion publique des projets de ports méthaniers comme ceux de Rabaska et de Gros-Cacouna. À peine quelques mois après l'échec de ces projets, l'industrie gazière est revenue à la charge pour affirmer, cette fois, que le sous-sol québécois regorge finalement de gaz. Dès lors, les entreprises gazières ont manifestement voulu prendre la population de vitesse et la placer devant un fait accompli, en réclamant, de nouveau encouragées par le gouvernement libéral, les droits pour forer, fut-ce sur des terres privées, et en débarquant sans crier gare avec tout leur attirail, le tout en se montrant très avare d'informations et de consultations», a affirmé monsieur Bergeron.
«La population s'est rapidement mobilisée contre ce qui lui apparaissait comme un coup de force. Le gouvernement a fait adopter la Loi sur le développement durable. Il ne s'agit pas que d'une babiole, d'un colifichet législatif sans importance. Il s'agit d'un cadre devant conditionner l'action gouvernementale. Or, le "principe de précaution" constitue l'une des assises principales du développement durable. Pourtant, il est clair que la technologie employée pour exploiter ces gaz non conventionnels n'est pas encore tout à fait au point et sécuritaire, tant pour la santé que pour l'environnement. Dans les circonstances, il est de mise de prendre un temps d'arrêt, d'autant que ces gaz ne disparaîtront pas, que la demande et, par conséquent, les prix iront en s'accroissant», de signaler le député de Verchères.
«Un autre principe fondamental de la Loi sur le développement durable est celui de l'acceptabilité sociale. Là encore, les projets des gazières et du gouvernement ne passent pas la rampe! Les communautés concernées et les autorités locales doivent avoir leur mot à dire et bénéficier d'une partie substantielle des retombées. Puisque ce n'est pas le cas, pour le moment, il convient à nouveau de mettre ces projets sur la glace, tant que nous n'aurons pas réglé ces questions délicates et que nous n'aurons pas déterminé si l'exploitation de ces gaz répond à un réel besoin pour le Québec», de conclure Stéphane Bergeron.
Il est possible de consulter la version intégrale de cette intervention de monsieur Bergeron sur le site de l’Assemblée nationale au http://bit.ly/zQeyS1. |
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Rumeurs concernant la signature d’une entente entre un citoyen de Saint-Marc et Molopo |
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MISE AU POINT DE STÉPHANE BERGERON Le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, a tenu à démentir formellement des rumeurs à l’effet qu’il aurait suggéré à un citoyen de Saint-Marc-sur-Richelieu de signer une entente avec une compagnie gazière, afin d’autoriser cette dernière à forer sur sa propriété dans le but de procéder éventuellement à l’exploitation des gaz de schiste. Voici les faits… Le 9 octobre 2009, ce citoyen de Saint-Marc-sur-Richelieu a contacté le bureau du député en mentionnant qu’il avait été approché par l’entreprise gazière Molopo pour signer une entente de prospection de 5 ans. Toujours hésitant, après avoir fait apporter plusieurs modifications à cette proposition de contrat, il a exprimé le souhait de rencontrer son député pour lui soumettre ce document et en discuter avec lui. Cela dit, il a demandé à ce que cette rencontre se tienne après les élections municipales, qui avaient lieu à ce moment. Au cours de cette première prise de contact téléphonique, il a notamment été question du fait qu’il s’agissait d’une relation d’affaires privée entre un propriétaire et une entreprise, qui était tout à fait permise dans le cadre législatif actuel. Rappelons qu’à ce moment, toute la problématique entourant les gaz de schiste commençait tout juste à poindre publiquement. À la mi-février, ce citoyen n’ayant pas donné signe de vie, une collaboratrice de monsieur Bergeron l’a recontacté pour savoir s’il désirait toujours rencontrer son député ou s’il fallait classer le dossier. Le 16 février 2010, le citoyen a laissé un message réitérant sa demande de rencontre et informant le bureau du député de la tenue, le lendemain, d’une soirée d’information sur les gaz de schiste. Le 17 février, on a retourné l’appel de ce citoyen pour apprendre qu’il avait finalement signé l’entente avec Molopo. La demande de rencontre a donc été annulée. Le citoyen a expliqué qu’il avait eu des informations à l’effet que Financement agricole Canada détiendrait une certaine expertise dans le domaine et que ses avis, concernant les ententes avec les compagnies gazières, seraient plutôt positifs, précisant qu’il y aurait apparemment location à long terme si on confirmait la présence de gaz dans le sol. Au cours de ce même appel et d’un appel subséquent, le 18 février, il est apparu que ce citoyen avait un préjugé nettement favorable aux gaz de schiste, mentionnant qu’il fallait tenir compte des retombées économiques potentielles pour la communauté, pour peu qu’on s’assure d’une compensation suffisante. Cela dit, tout bien considéré, monsieur Bergeron n’a jamais rencontré, ni même parlé personnellement à ce citoyen au sujet de la problématique des gaz de schiste. Conséquemment, le député de Verchères n'a pas manqué de souligner que les rumeurs non fondées qui continuent de circuler sont parfaitement incompatible avec les faits. Stéphane Bergeron a notamment rappelé qu’il avait contribué, alors qu'il présidait la Mission du Parti Québécois sur le développement régional et l'environnement, à l'élaboration de la position adoptée et toujours défendue depuis par l'opposition officielle au sujet des gaz de schiste, à l'effet de réclamer la mise en place d'un moratoire immédiat, tant sur l'exploration que sur l'exploitation, et ce, jusqu'à ce qu’un large débat public sur l’avenir énergétique du Québec ait eu lieu, ce qui permettra de déterminer si l’exploitation de ce gaz répond à un besoin réel, et jusqu’à ce que nous ayons l’assurance que les forages peuvent se faire de façon tout à fait sécuritaire pour l’environnement, de même que pour la santé humaine et animale, ce qui n’est assurément pas le cas présentement. |
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«IL EST ENCORE TEMPS D'ÉVITER DE COMMETTRE L'IRRÉPARABLE»
- STÉPHANE BERGERON
CIRCONSCRIPTION DE VERCHÈRES, le 3 septembre 2010 - Le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, endosse sans réserve la position rendue publique, le 2 septembre dernier, par la chef de l'opposition officielle, madame Pauline Marois, au terme du caucus de la rentrée des députés du Parti Québécois, à l'effet de décréter un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste jusqu'à l'adoption de la nouvelle loi sur les hydrocarbures et la conclusion des travaux d'un véritable BAPE générique sur l'opportunité de procéder à l'extraction de cette ressource.
«Avec la complicité complaisante du gouvernement libéral, qui navigue à vue dans ce dossier, l'industrie s'est comportée de façon cavalière jusqu'ici avec les populations et autorités locales concernées. Les entreprises n'ont pas été en mesure de répondre convenablement aux préoccupations légitimes des gens qui auraient à vivre au quotidien avec les infrastructures et les possibles conséquences découlant de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste. Il s'agit d'un procédé relativement récent d'extraction de ces gaz non conventionnels, dont nous ne connaissons pas encore très bien les impacts sur la santé et l'environnement. En fait, le peu que nous connaissions ne se révèle guère rassurant...», de déclarer monsieur Bergeron.
«Le gouvernement, a-t-il poursuivi, a simplement voulu faire baisser la pression en décrétant un BAPE, car on réalise que le mandat qui lui a été confié a une portée très limitée, qui ne couvrira que trois régions et ne vise qu'à définir les meilleures conditions d'exploitation. Qui plus est, les opérations en cours pourront se poursuivre pendant l’étude environnementale. Il serait donc impossible, par la suite, de remettre la pâte à dents dans le tube! On assume donc d'emblée qu’on procédera bel et bien à l’extraction de ces gaz, peu importe les impacts sur la santé, l'environnement et le territoire agricole. Le préjugé favorable du gouvernement Charest à l’égard de l’industrie gazière crève les yeux, d’autant qu’on prend conscience, ces jours-ci, de l’existence d’une relation pour le moins incestueuse entre les deux. Pour plusieurs, Nathalie Normandeau apparaît déjà comme la version québécoise de Sarah Palin, qui affirmait sans ambages: “drill baby drill”!»
«Avant de creuser, nous devons connaître tous les impacts réels de l’extraction de ces gaz et savoir si le Québec a vraiment besoin de ceux-ci pour répondre à ses besoins énergétiques et mener à bien ses objectifs environnementaux. Pour ce faire, nous avons besoin d’un moratoire complet, d’un véritable BAPE générique et d’un large débat public sur notre avenir énergétique. Si la Loi sur le développement durable, qui a été adoptée unanimement par l’ensemble des députés de l’Assemblée nationale et qui prévoit notamment la prise en compte de l’acceptabilité sociale et du principe de précaution, ne constitue pas qu’un simple colifichet destiné à se donner bonne conscience, le gouvernement a le devoir de revenir à la raison et d’éviter de commettre l’irréparable», de conclure Stéphane Bergeron.
Signalons que c'est la Mission du Parti Québécois sur le développement régional et l'environnement, jusqu’ici dirigée par le député de Verchères, qui a développé, ces dernières semaines, la position finalement adoptée par l'ensemble de l'aile parlementaire du Parti Québécois. Pour ce faire, les membres de la Mission, auxquels se sont ajoutés tous les députés intéressés et concernés par cette problématique, ont d'abord rencontré des promoteurs et des opposants à l'exploitation des gaz de schiste, afin d'entendre les arguments défendus par les uns et les autres. En consultant la littérature existante et en examinant ce qui se passait dans d’autres juridictions, ils ont poursuivi leur familiarisation avec les tenants et aboutissants du processus d’extraction de ces gaz non conventionnels, qu’ils ont finalement considéré dans le contexte québécois. La position rendue publique au terme du caucus national des députés de l’opposition officielle, le 2 septembre dernier, constitue donc le fruit d’une réflexion sérieuse et documentée.
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