Stéphane Bergeron, Député de Verchères
Rumeurs concernant la signature d’une entente entre un citoyen de Saint-Marc et Molopo
MISE AU POINT DE STÉPHANE BERGERON
Le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, a tenu à démentir formellement des rumeurs à l’effet qu’il aurait suggéré à un citoyen de Saint-Marc-sur-Richelieu de signer une entente avec une compagnie gazière, afin d’autoriser cette dernière à forer sur sa propriété dans le but de procéder éventuellement à l’exploitation des gaz de schiste.
Voici les faits… Le 9 octobre 2009, ce citoyen de Saint-Marc-sur-Richelieu a contacté le bureau du député en mentionnant qu’il avait été approché par l’entreprise gazière Molopo pour signer une entente de prospection de 5 ans. Toujours hésitant, après avoir fait apporter plusieurs modifications à cette proposition de contrat, il a exprimé le souhait de rencontrer son député pour lui soumettre ce document et en discuter avec lui. Cela dit, il a demandé à ce que cette rencontre se tienne après les élections municipales, qui avaient lieu à ce moment.
Au cours de cette première prise de contact téléphonique, il a notamment été question du fait qu’il s’agissait d’une relation d’affaires privée entre un propriétaire et une entreprise, qui était tout à fait permise dans le cadre législatif actuel. Rappelons qu’à ce moment, toute la problématique entourant les gaz de schiste commençait tout juste à poindre publiquement. À la mi-février, ce citoyen n’ayant pas donné signe de vie, une collaboratrice de monsieur Bergeron l’a recontacté pour savoir s’il désirait toujours rencontrer son député ou s’il fallait classer le dossier. Le 16 février 2010, le citoyen a laissé un message réitérant sa demande de rencontre et informant le bureau du député de la tenue, le lendemain, d’une soirée d’information sur les gaz de schiste.
Le 17 février, on a retourné l’appel de ce citoyen pour apprendre qu’il avait finalement signé l’entente avec Molopo. La demande de rencontre a donc été annulée. Le citoyen a expliqué qu’il avait eu des informations à l’effet que Financement agricole Canada détiendrait une certaine expertise dans le domaine et que ses avis, concernant les ententes avec les compagnies gazières, seraient plutôt positifs, précisant qu’il y aurait apparemment location à long terme si on confirmait la présence de gaz dans le sol.
Au cours de ce même appel et d’un appel subséquent, le 18 février, il est apparu que ce citoyen avait un préjugé nettement favorable aux gaz de schiste, mentionnant qu’il fallait tenir compte des retombées économiques potentielles pour la communauté, pour peu qu’on s’assure d’une compensation suffisante.
Cela dit, tout bien considéré, monsieur Bergeron n’a jamais rencontré, ni même parlé personnellement à ce citoyen au sujet de la problématique des gaz de schiste. Conséquemment, le député de Verchères n'a pas manqué de souligner que les rumeurs non fondées qui continuent de circuler sont parfaitement incompatible avec les faits.
Stéphane Bergeron a notamment rappelé qu’il avait contribué, alors qu'il présidait la Mission du Parti Québécois sur le développement régional et l'environnement, à l'élaboration de la position adoptée et toujours défendue depuis par l'opposition officielle au sujet des gaz de schiste, à l'effet de réclamer la mise en place d'un moratoire immédiat, tant sur l'exploration que sur l'exploitation, et ce, jusqu'à ce qu’un large débat public sur l’avenir énergétique du Québec ait eu lieu, ce qui permettra de déterminer si l’exploitation de ce gaz répond à un besoin réel, et jusqu’à ce que nous ayons l’assurance que les forages peuvent se faire de façon tout à fait sécuritaire pour l’environnement, de même que pour la santé humaine et animale, ce qui n’est assurément pas le cas présentement.


