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«UN AUTRE PAS DANS LA BONNE DIRECTION…» – STÉPHANE BERGERON
Québec, le jeudi 21 juin 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de parcs, monsieur Stéphane Bergeron, s’est réjoui de la décision du gouvernement libéral de modifier la Loi 23, afin d’en retirer toutes les dispositions prévoyant la vente de terres du Parc national du Mont-Orford et de ses installations récréotouristiques.
«Nous avons fait la démonstration de la contradiction qui perdurait entre les paroles empreinte de bonne foi prononcées par la ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, qui affirmait ne pas vouloir vendre les terres et installations récréotouristiques visées par la Loi 23, et le cadre législatif découlant de cette même Loi et qui prévoyait expressément la vente de ces actifs. Au fond, c’est comme si un propriétaire qui ne veut pas vendre sa maison laissait une pancarte “À vendre” devant chez-lui. Loin de moi l’idée de mettre en doute la parole et la sincérité de la ministre, lorsqu’elle affirme qu’elle ne veut pas vendre ces actifs. Cependant, on ne peut savoir si elle serait toujours en poste au terme du processus d’élaboration d’un projet qui puisse faire consensus dans la région», de déclarer monsieur Bergeron.
«Aussi, valait-il mieux de lever définitivement cette épée de Damoclès que faisait planer sur ces actifs le maintien des dispositions de la Loi 23 prévoyant leur vente. Lors du volet “parcs” de l’étude des crédits du ministère, j’ai donc souligné à la ministre tous les articles de la Loi qui traitaient nommément de la vente des terrains distraits du Parc national de Mont-Orford. À défaut de pouvoir abroger la Loi, nous avons demandé à la ministre que ces articles contentieux en soient, à tout le moins, retirés. Après l’interruption du processus d’appel d’offres, l’abrogation de ces articles constitue donc une autre bonne nouvelle dans ce dossier», a indiqué le député.
Cela dit, le député de Verchères n’a pas manqué de rappeler que beaucoup de temps et d’énergie ont été investis en pure perte, jusqu’à présent, en raison de l’entêtement du précédent ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et du gouvernement. «Il aura fallu une longue, pénible et vaine circonvolution avant que le gouvernement revienne enfin à de meilleurs sentiments dans ce dossier. Il y a maintenant plus de 18 mois que les intentions du gouvernement, à l’effet de privatiser une partie du Parc national du Mont-Orford, suscitent la controverse et la réprobation au sein de la population québécoise. Aujourd’hui, ce sont la rigueur, la détermination et la patience, notamment démontrées par le Parti Québécois, qui auront été récompensées. Dans les circonstances, nous pouvons certes nous réjouir des avancées réalisées», de déclarer monsieur Bergeron.
«Mais il reste que le statut de ces terrains retirés du parc continue toujours d’alimenter la controverse. D’aucuns prétendent que le régime de protection qui leur a été octroyé par la Loi 23 et les ressources qui y ont été affectées par la ministre, en mai dernier, ne peuvent rivaliser avec le niveau de protection dont ils bénéficiaient lorsqu’ils faisaient partie du parc. Il faudra éventuellement statuer sur cette question. Il revient maintenant à la table de concertation, que doit constituer la MRC de Memphrémagog, ou à la MRC elle-même, d’envoyer des signaux clairs à la ministre, qui s’est formellement engagée à respecter la volonté exprimée par les gens du milieu et à agir en conséquence», a conclu monsieur Bergeron
Abrogation de la Loi 23
LE PARTI QUÉBÉCOIS DONNE SUITE À SON ENGAGEMENT
ORFORD, le mardi 15 mai 2007 – Conformément à l’engagement formel qu’il avait pris en ce sens, le Parti Québécois a déposé le premier projet de loi de la nouvelle législature, un projet de loi qui vise à abroger la Loi 23, la loi qui privatise une partie du Parc national du Mont-Orford. « Nous donnons suite à notre engagement. Nous avons forcé le gouvernement à faire marche arrière dans ce dossier. Maintenant, il faut poser un geste de plus et abroger la Loi 23 purement et simplement », a déclaré le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et parcs, Stéphane Bergeron.
Par ailleurs, le député de Verchères s’est réjoui du fait que les députés de l’Assemblée nationale aient unanimement accepté que le Parlement soit saisi de ce projet de loi important pour la communauté estrienne et pour le Québec tout entier. « Fait rarissime, nous avons demandé à ce que les parlementaires s'expriment sur cette question par un vote nominal. Unanimement, les députés se sont dits d’accord pour que le Parlement discute de ce projet de loi abrogeant la Loi 23. Ce vote doit certainement être perçu comme un signal d’ouverture pour la suite des choses. J’ose maintenant espérer que le gouvernement Charest prendra acte de la volonté exprimée par l’Assemblée nationale et qu’il appellera le projet de loi, afin que celui-ci soit formellement adopté », a insisté M. Bergeron.
Compte tenu que le projet de loi 190 a été déposé dans les délais prescrits par le Règlement de l’Assemblée nationale, il est possible d’en débattre et d’en disposer avant l’ajournement pour la période estivale. « J’invite donc le leader parlementaire du gouvernement à inscrire ce projet de loi à l’ordre du jour des travaux de la Chambre d’ici les prochaines semaines. Une fois la Loi 23 abrogée, les intervenants de la MRC Memphrémagog auront véritablement les coudées franches pour travailler à la mise sur pied d’un projet rassembleur et structurant, qui assurerait la pérennité des installations récréotouristiques et la protection des territoires du Parc national du Mont-Orford. L’abrogation de la Loi 23 lèverait aussi la menace de privatisation qui plane actuellement au-dessus des autres parcs nationaux du Québec », a conclu Stéphane Bergeron.
ENFIN!
LE GOUVERNEMENT CHAREST ENTEND RAISON
Québec, le lundi 7 mai 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et parcs, Stéphane Bergeron, se réjouit d’apprendre que le gouvernement Charest ait entendu raison et recule enfin sur sa décision de privatiser une partie du parc national du Mont-Orford.
« À quelques jours de l’échéance du dépôt des soumissions dans le cadre de l’appel d’offres, le gouvernement répond finalement aux demandes que nous réitérons depuis près d’un an et demi. Bien que je me réjouisse du fait que le parc demeure du domaine public, je ne peux m’empêcher de dénoncer la façon improvisée et maladroite avec laquelle le gouvernement Charest a mené ce dossier. La région aura perdu beaucoup de temps et d’énergie », a indiqué M. Bergeron.
Rappelons que le Parti Québécois a toujours été en faveur de l’agrandissement du parc national et contre la privatisation partielle du Mont-Orford, alors que l’ancien ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, maintenait qu’il n’était pas de la responsabilité de l’État de gérer un centre de ski et un club de golf. Or, nous apprenions ce matin que c’est finalement la SÉPAQ qui assumera cette responsabilité pour les 24 prochains mois.
Notons également que le gouvernement met fin au bail actuel avec Mont-Orford Inc., ce qui aura comme conséquence de rembourser 100 % de la valeur des actifs à l’entreprise, soit 20 % de plus que ce qui était initialement prévu, au moment où le gouvernement, avec grande précipitation, a lancé toute cette controverse. Rappelons également que M. Béchard s’est époumoné à répéter que les Québécoises et Québécois n’auraient pas à payer davantage dans ce dossier. Or, la ministre Beauchamp nous annonce que le gouvernement versera une aide supplémentaire pour en arriver à une solution.
« Le gouvernement n’a nul besoin de la Loi 23 pour agrandir le parc et préserver la montagne. Son maintien semble davantage motivé par des impératifs politiques que par des considérations juridiques. Par contre, la Loi 23 prévoit toujours la vente d’une partie du territoire et des installations récréotouristiques du parc national du Mont-Orford, de même que les paramètres du projet qu’on demande maintenant à la MRC de développer en deux ans. C’est pour cette raison que le Parti Québécois entend déposer un projet de loi visant l’abrogation de la Loi 23 », a conclu M. Bergeron.
Parc national du Mont-Orford
LE PARTI QUÉBÉCOIS STOPPERA LA PRIVATISATION DU MONT ORFORD LA LOI 23 SERA ABROGÉE
Orford, le vendredi 23 février 2007 – Le député de Pointe-aux-Trembles et chef du Parti Québécois, André Boisclair, s'engage à stopper la privatisation d'une partie du Parc national du Mont-Orford et à abroger la loi 23 s'il est porté au pouvoir le 26 mars prochain. C'est l'engagement que le chef du Parti Québécois a pris ce matin alors qu'il prenait la parole au pied du Mont-Orford en compagnie du maire d'Orford, Pierre Rodier, et des candidats du Parti Québécois Michel Breton (Orford), Claude Boucher (Johnson), Pierre Curzi (Borduas), Stéphane Bergeron (Verchères), Mariette Fugère (Saint-François) et Claude Forgues (Sherbrooke).
Une autre promesse rompue de Jean Charest Rappelons qu’à la veille des élections générales de 2003, le 10 avril 2003, Jean Charest, alors chef de l’opposition officielle, avait promis que le projet devrait recevoir une large approbation sociale pour être réalisé. Or, le projet déposé par le ministre Béchard, à la demande du premier ministre, a fait l’unanimité contre le gouvernement. Le conseil municipal d’Orford élu en novembre 2005 a fait campagne en s’opposant au projet, plusieurs personnalités publiques dont Marie Laberge, Clémence Desrochers et Phyllis Lambert se sont également prononcées contre, tout comme les 82 % de la population du Québec.
Malgré cela, Jean Charest s’est entêté et est allé de l’avant. Il a imposé aux Québécois la vente d'une partie du Parc national du Mont-Orford, et ce, même si son propre caucus libéral était divisé sur la question. Thomas Mulcair et Pierre Paradis, deux anciens ministres de l’Environnement, se sont ouvertement opposés au projet du premier ministre. M. Mulcair a d’ailleurs été limogé en raison de sa position.
Pour M. Boisclair, le projet imposé par M. Charest manque franchement de transparence. La loi 23 a été adoptée par bâillon à l’Assemblée nationale en juin 2006 alors que rien n’indiquait l’urgence d’agir dans ce dossier. Le ministre de l’Environnement a toujours refusé de demander un rapport du BAPE sur le nouveau projet présenté à la population. La loi 23 a modifié quatre lois afin de rendre légal ce qui était auparavant illégal. De plus, la lumière n’a pas été faite sur les finances soi-disant déficitaires du promoteur puisque le ministre Béchard a toujours refusé que le Vérificateur général fasse toute la lumière sur les actifs de Mont-Orford Inc., tel que le réclamait le Parti Québécois. La population du Québec est en droit de se questionner sur les motivations du premier ministre dans ce dossier.
La vente d’une partie du parc national du Mont-Orford va à l’encontre des principes même du développement durable. Rien n’indique que le développement économique sera respecté, que l’environnement sera mieux préservé et l’acceptabilité sociale n’a clairement pas été démontrée. Qui plus est, le projet ne répond même pas aux principes de la loi sur le développement durable. « Le développement durable n’est qu’un slogan pour le Parti libéral du Québec. Le gouvernement de Jean Charest aurait pu doubler la superficie du parc sans le vendre justement dans le contexte où le Québec accuse un déficit dans l’atteinte de ses objectifs d’aires protégées au Québec », a indiqué M. Boisclair.
« Le Parti Québécois a créé 20 des 22 parcs nationaux au Québec. Le patrimoine collectif de tous les Québécois n’est pas négociable. C’est pour cette raison que le gouvernement du Parti Québécois s’engage à abroger la loi 23, laquelle privatise une partie du parc national du Mont-Orford », a conclu M. Boisclair.
Privatisation du Mont-Orford : Vente du patrimoine collectif à 4¢ le pied carré
Québec, le vendredi 15 décembre 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement, de faune et de parcs, Stéphane Bergeron, s’insurge contre l’appel d’offres présenté aujourd’hui par le gouvernement Charest qui liquide une partie du Parc national du Mont-Orford.
« L’appel d’offres sacrifie le patrimoine collectif des Québécois pour 2 M$, soit 4 358$ l’hectare ou, plus crûment, 4¢ le pied carré. C’est un véritable scandale! Surtout que nous savons qu’il y a quatre ans, l’actuel gestionnaire, Mont-Orford Inc., avait acquis des terrains adjacents pour 10 000$ l’hectare. Comment, par ailleurs, le gouvernement entend-t-il doubler la superficie du parc avec seulement 2 M$? Nous ne savons toujours pas non plus qui a fixé la valeur des actifs de Mont-Orford Inc. à 12,6 M$, alors que le ministre parlait tout récemment de 5 à 15 M$ », a soutenu Stéphane Bergeron.
Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, prévoyait le dépôt de l’appel d’offres pour le 15 octobre dernier. Il aura donc fallu huit mois après l’annonce du projet de loi pour connaître les détails de la vente de feu à laquelle se livre le gouvernement Charest. « L’appel d’offres est prêt depuis longtemps et le ministre Béchard a sciemment attendu la fin des travaux parlementaires pour éviter de faire face aux questions. Qui plus est, le ministre a joué au chat et à la souris, annonçant à seulement une heure d’avis le dévoilement de l’appel d’offres. Toute cette mise en scène démontre le manque de bonne foi et de transparence de ce gouvernement », a indiqué le député de Verchères.
Il a rappelé que le ministre Béchard s’est époumoné à répéter depuis des mois que les Québécoises et Québécois n’auraient pas à payer davantage dans ce dossier. Pourtant, l’appel d’offres laisse entendre que le futur propriétaire pourra faire appel à des programmes gouvernementaux. Quant à la servitude de conservation, l’appel d’offres ne nous éclaire pas sur les obligations du futur propriétaire. Bien au contraire, ce sera à ce dernier d’identifier les mesures qu’il entend prendre pour conserver le territoire.
« Non seulement le projet était mauvais dès le départ, mais tout le processus qui s’en ait suivi a manqué de transparence. Nous continuons de croire qu’il n’était pas nécessaire de vendre une partie du parc national pour en doubler sa superficie », a conclu le député de Verchères, rappelant que le gouvernement Charest a décidé d’aller de l’avant avec un projet qui est loin d’avoir reçu une large approbation sociale dans la région de l’Estrie et partout au Québec et qu’il s’agit d’un dangereux précédent pour les 22 autres parcs nationaux au Québec.
MONT-ORFORD
L’OPPOSITION OFFICIELLE DÉPOSE UNE MOTION RÉCLAMANT L’ABROGATION DE LA LOI
Québec, le mardi 21 novembre 2006 – L’Assemblée nationale débattra le mercredi 22 novembre 2006, de 10 h à midi, d’une motion présentée par le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement, de faune et de parcs, Stéphane Bergeron.
Cette motion se lit comme suit :
« Que le gouvernement libéral présente d’urgence un projet de loi abrogeant la loi permettant la vente d’une partie du Parc national du Mont-Orford. »
Un vote suivra le débat.
Consulter la motion en cliquant ici. http://allocutions.stephanebergeron.com/2006/11/motion_proposan_1.html
Mont-Orford - Retour à la case départ
Québec, le mercredi 6 septembre 2006 – En réaction au rapport Nicolet, le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, estime que le ministre Claude Béchard est coincé puisqu’il n’aura toujours pas résolu la problématique initiale qu’il disait vouloir résoudre.
« Il faut d’abord saluer le travail du groupe régional dirigé par M. Roger Nicolet. Ce genre d’exercice en plein été et dans des délais aussi courts n’est pas une mince tâche. Mais faut-il rappeler que c’est le gouvernement Charest lui-même qui a créé le problème. La MRC a tenté de réussir la quadrature du cercle, coincée qu'elle était par des paramètres impossibles à l'intérieur desquels le gouvernement l'a enferrée avec la Loi 23 », a déclaré Stéphane Bergeron.
Le député estime que, malgré les efforts du comité, il semble que les contribuables devront mettre leurs mains dans leurs poches. « Ad nauseam, Claude Béchard disait que l’État avait suffisamment investi dans le Parc national du Mont-Orford et qu’il était temps de procéder à un coup de barre sans qu’il en coûte un sou aux contribuables. Or, il semble que des investissements publics majeurs seraient nécessaires », a déclaré Stéphane Bergeron.
Pour l’opposition officielle, c’est l’équivalent d’un retour à la case départ. « Le gouvernement Charest a pris la décision de vendre une partie d’un parc national, le patrimoine collectif de tous les Québécois, afin d’accommoder le gestionnaire actuel, lequel n’avait même pas l’intention de remettre les clés au gouvernement selon ses propos en commission parlementaire. Quoi qu’il en soit, le gouvernement Charest aurait pu trouver un autre gestionnaire si M. L’Espérance avait mis sa menace à exécution », a pour sa part indiqué le député de Johnson, Claude Boucher.
« On doit se réjouir que le rapport Nicolet propose que le Parc national du Mont-Orford demeure du domaine public. C’est exactement ce que nous réclamions depuis le début de ce feuilleton. Faudra maintenant voir ce que Claude Béchard en pense. Est-il d’accord ou non avec ça? », se demande M. Bergeron.
« Compte tenu de l’importance du projet proposé et bien que la très grande majorité du parc demeurerait du domaine public, le gouvernement Charest, s’il retient cette proposition dans sa forme actuelle, doit reporter le processus d’appel d’offres prévu tant et aussi longtemps que des études de marché ne seront pas réalisées et rendues publiques. Ce report sera d’autant plus souhaitable qu’il permettra de tenir une consultation populaire, afin qu’un vaste consensus régional puisse émaner », a conclu Stéphane Bergeron.
En allant de l’avant avec son projet de privatisation du Parc national du Mont-Orford et avec la Loi 23 adoptée par bâillon, le gouvernement de Jean Charest créait ainsi une controverse et un dangereux précédent pour les 22 autres parcs nationaux au Québec, démontrant toute l’improvisation dont lui seul a la recette.
Le ministre Béchard a-t-il reçu les documents de Mont-Orford inc?
Québec, le jeudi 29 juin 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, demande au ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, de confirmer qu’il a bien reçu les documents faisant état des actifs de la compagnie Mont-Orford inc., tel que le prévoit la loi 23 adoptée par bâillon, et de les acheminer rapidement au Vérificateur général du Québec pour qu’il en fasse une évaluation indépendante.
Stéphane Bergeron rappelle que l’article 30 de la loi 23 adoptée par bâillon, qui privatise une partie du Parc national du Mont-Orford, oblige le gestionnaire actuel à transmettre, au plus tard le 28 juin 2006, un inventaire à jour des actifs de la compagnie Mont-Orford inc. « Compte tenu que le délai imparti est expiré, nous demandons au ministre Béchard de faire état de la situation. A-t-il reçu ces documents? Si oui, quand entend-t-il les rendre publics et les transmettre au vérificateur général pour une juste évaluation? », a questionné le député.
Rappelons qu’en cas de divergence entre le gestionnaire et le gouvernement, le pouvoir d’estimer la valeur des actifs revient au ministre. Or, depuis le début de ce scandale, le ministre Béchard affirme que la résiliation du bail entraînera un déboursé de 20 millions $, reprenant à son compte et sans vérification, une lettre signée en juin 2005 de la main du président de Mont-Orford inc. « Les contribuables du Québec ont le droit d’avoir l’heure juste. La valeur des actifs doit être établie par une autorité indépendante, en l’occurrence, le Vérificateur général du Québec. Si le ministre tient à faire preuve de transparence, il doit acquiescer à notre demande fort raisonnable et à celle du député de Brome-Missisquoi. Autrement, s'il garde les chiffres secrets et conclut, dans ce contexte, une entente avec Mont Orford Inc., il ne fera qu'entretenir le doute qui pèse sur ce projet depuis le début », a conclu le député de Verchères.
La loi 23 est un dangereux précédent et l’opposition officielle s’inquiète du sort réservé à d’autres parcs nationaux au Québec où des activités récréotouristiques sont offertes.
MONT-ORFORD INC.
L’OPPOSITION OFFICIELLE RÉCLAME L’INTERVENTION DU VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL DU QUÉBEC
Sherbrooke, le mercredi 21 juin 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, et le député de Johnson, Claude Boucher, réclament du ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, qu’il mandate le Vérificateur général du Québec pour procéder à l’évaluation des actifs de Mont Orford inc.
Un des amendements présentés par le gouvernement, dans le cadre du bâillon qui a mené à l’adoption du projet de loi 23, et qui consacre la privatisation d’une partie du Parc national du Mont-Orford, a pour effet d’obliger l’actuel gestionnaire à transmettre au ministre, dans un délai de 15 jours, un inventaire à jour des actifs de la compagnie. Mont Orford inc. a donc l’obligation de présenter cet inventaire la semaine prochaine. En cas de divergence entre le gestionnaire et le gouvernement, le pouvoir d’estimer la valeur des actifs revient au ministre.
« Puisque le ministre Béchard a répété ad nauseam que la résiliation du bail coûtera 20 millions de dollars aux contribuables en s’appuyant uniquement sur une lettre signée par le président de Mont Orford inc. en juin 2005, il est impératif que la valeur des actifs doit être établie par une autorité indépendante. Le ministre doit, sans tarder, confier au Vérificateur général du Québec le mandat d’effectuer l’évaluation des investissements effectués par Mont-Orford inc., afin de s’assurer que les contribuables paient la juste valeur de ces actifs, sans plus », a indiqué Stéphane Bergeron, en rappelant que le gouvernement paie déjà 20 % de trop en mettant fin lui-même au bail.
Depuis l’annonce de la privatisation d’une partie du Parc national du Mont-Orford le 6 mars dernier, l’opposition officielle n’a cessé d’interroger le gouvernement sur ses intentions et ses véritables motivations. La vente d’un parc national constitue une première au Québec, sinon à travers le monde. Plus de 80 % de la population était opposée au projet qui va à l’encontre des principes du développement durable. L’urgence d’adopter cette loi n’a aucunement été démontrée. C’est pour ces raisons que l’intervention du vérificateur général est essentielle.
Adoption du projet de loi 23 par bâillon
«COMME EN FAIT FOI LE CAS DE LA SERPENTINE, LE MINISTRE A PILOTÉ TOUT CE DOSSIER AVEC UN AFFLIGEANT MANQUE DE RIGUEUR»
- STÉPHANE BERGERON
QUÉBEC, le 13 juin 2006 – Au lendemain de l’adoption par bâillon du projet de loi 23, le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, monsieur Stéphane Bergeron, a vertement dénoncé l’amateurisme et la précipitation du gouvernement dans le dossier de la privatisation partielle du parc national du Mont-Orford. Il était loin de se douter, par exemple, que le ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, Claude Béchard, irait, et ce de façon répétée, jusqu’à faire grand étalage public de son ignorance crasse par rapport à l’inventaire faunique des territoires qui sont visés par le projet de loi 23, aujourd’hui adopté par bâillon.
«En commission parlementaire, lors des auditions particulières, j’ai candidement référé à la serpentine en la qualifiant d’espèce méritant d’être protégée. Depuis, le ministre ne cesse de s’amuser de cette déclaration en me rappelant sans cesse que la serpentine est “une sorte de roche”. Il est vrai, et nous ne l’avons jamais nié, que la serpentine est un minéral faisant partie de la formation géologique qu’on retrouve dans la région. Si le ministre avait pris la peine de consulter des herpétologistes, il aurait découvert qu’une espèce animale, en l’occurrence une tortue, répond également à la dénomination de chélydre serpentine. Il aurait même pu se donner la peine de consulter les études qu’il a lui-même déposées à la Commission des Transports et de l’environnement, et dans lesquelles il aurait découvert que cette espèce est tout particulièrement localisée, au Québec, dans les territoires visés par son projet de loi!», d’ironiser Stéphane Bergeron.
En effet, la «Chelydra serpentina» est l’une des deux espèces de tortues répertoriées et mentionnées dans l’inventaire faunique du ruisseau Gulf et de la rivière au Saumon, inventaire colligé par l’équipe de Conservation du corridor naturel de la rivière au Saumon et dont une copie se trouve dans la liasse d’études déposées par le ministre. Selon cet inventaire, la Chélydre serpentine se trouvait principalement, en 2000, dans les secteurs du marais du lac Brompton, à l’embouchure du ruisseau Gulf et au marais de Kingsbury.
«Depuis le début, j’insiste sur le fait que nous aurions tout à gagner en dressant un inventaire faunique et floristique complet avant de procéder à quoi que ce soit. La sagesse élémentaire aurait voulu que le ministre ait une idée juste de tout ce qui se trouve sur ces territoires. Je continue de croire que le ministère n’a pas réalisé d’études exhaustives des terrains visés par le projet de loi 23. Un propriétaire sérieux accepterait-il de vendre sa maison et son contenu sans avoir, au préalable, soigneusement dressé la liste des éléments inclus et vérifié leur valeur? Un acheteur avisé en ferait tout autant! C’est pourquoi il y a tout lieu de dénoncer l’adoption rapide par bâillon de ce projet de loi controversé et largement décrié dans la population», a conclu le député de Verchères.
13 juin 2006 dans Député, Mont-Orford, Porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs | Lien permanent | Commentaires (0) Consultations particulières sur le projet de loi privatisant le Mont-Orford : L'opposition officielle déplore l'empressement du gouvernement Charest
Québec, le mardi 23 mai 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, déplore l’empressement du gouvernement Charest d’aller de l’avant avec le projet de loi spéciale consacrant la vente du Mont-Orford à des intérêts privés.
Le député Bergeron s’explique mal l’entêtement du gouvernement, malgré l’opposition ferme de la majorité de la population, malgré la demande répétée de plusieurs groupes de retirer le projet de loi et malgré le manque de transparence évident de ce projet scandaleux.
« Pourquoi le gouvernement refuse-t-il l’offre faite par la Coalition SOS Parc Orford de suspendre jusqu’au 15 décembre le processus d’adoption du projet de loi afin de créer une table de concertation régionale, tel que le recommande le rapport du BAPE? À ce que je sache, l’intérêt public n’est pas menacé en accédant à cette demande », a indiqué Stéphane Bergeron.
Il trouve d’autant plus déplorable le fait que le ministre Béchard ait également refusé de tenir une consultation générale sur le projet de loi, ce qui aurait permis à tous les groupes concernés en Estrie d’exprimer leurs positions et de présenter leurs propositions. La consultation particulière imposée par le gouvernement réduit considérablement le nombre d’intervenants qui peuvent être entendus.
« Il m’apparaît également curieux que le ministre Béchard tienne les consultations avant de débuter l’adoption de principe du projet de loi. Cela n’est pas commun et indique clairement l’urgence avec laquelle le gouvernement veut imposer ce projet de loi inacceptable. Mais pire encore, lors du début des audiences, le ministre a catégoriquement refusé d’entendre la Ville de Magog qui est directement touchée par ce projet de loi », a poursuivi le député.
Pourtant, le consensus contre le projet prend de l’ampleur actuellement, particulièrement en Estrie. La MRC de Memphrémagog a d’ailleurs présenté une alternative au projet scandaleux du gouvernement Charest, une alternative largement acceptée par la population estrienne, supportée par la chambre de commerce locale et pour laquelle la Coalition SOS Parc Orford n’a pas fermé la porte. « Pour un gouvernement qui se targue d’être à l’écoute du monde municipal, pourquoi un tel refus d’écouter la population et les élus locaux, tel que le préconise le BAPE et tel que promis par le premier ministre en 2003 en campagne électorale? Il doit y avoir des intérêts sous-jacents qui échappent à la population dans ce dossier litigieux », a conclu M. Bergeron.
Motion de censure présentée par l’opposition officielle
« TROIS ANNÉES DE PROMESSES LIBÉRALE ROMPUES SUR FOND DE CONFRONTATION» - STÉPHANE BERGERON
QUÉBEC, le 7 juin 2006 – À quelques jours de la fin de la session parlementaire, le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, monsieur Stéphane Bergeron, a tenu à rappeler que le gouvernement libéral n’a pas respecté ses engagements et ses priorités annoncés lors de la dernière campagne électorale.
«Que ce soit en matière de santé et de services sociaux, en éducation, au niveau des services pour les familles et en fiscalité, les libéraux ont raté la cible.» À ce dernier titre, les libéraux, qui avaient pourtant promis des baisses d’impôts de l’ordre de 1 milliard de dollars par année, ont plutôt opté pour des hausses de tarifs de plusieurs services, dont voici quelques exemples:
Hydro-Québec (4 hausses)
971 M$
Frais de garde (de 5$ à 7$)
170 M$
Assurance médicaments
173 M$
SAAQ
501 M$
Congés parentaux
124 M$
Taxe scolaire
165 M$
Transport en commun
80 M$
TOTAL
2 084 M$
«Dès lors, on ne se surprend guère que la revue Commerce ait décerné à Jean Charest son prix citron en avril 2005», d’ajouter Stéphane Bergeron.
«Les affrontements sont nombreux: pensons aux 500 000 employés du secteur public; à l’opposition de la population au projet de privatisation d'une partie du parc national du Mont-Orford; aux étudiantes et étudiants qui ont protesté contre la conversion de quelque 300 millions de dollars de bourses en prêts; aux parents qui se sont vus imposer une hausse des tarifs des services de garde, etc. La confrontation, c’est ce qui caractérise ce gouvernement. Pas surprenant, dès lors, que le taux d’insatisfaction à l’égard de l’équipe Charest tourne toujours autour de 70%», a soutenu monsieur Bergeron.
Prenant acte de cette succession ininterrompue de coups de force, l’aile parlementaire du Parti Québécois a déposé, le 5 juin dernier, une motion de censure condamnant le gouvernement libéral pour avoir rompu ses promesses électorales et pour avoir perdu la nécessaire confiance qui doit exister entre la population québécoise et son gouvernement.
Par ailleurs, le député de Verchères s’en est pris à l’attitude de soumission du gouvernement du Québec face au gouvernement fédéral. «Le premier ministre a beau parler de ses nombreuses rencontres avec le premier ministre canadien et se vanter des sessions de photos qui en ont découlé, il n’en demeure pas moins que Jean Charest pratique une désolante politique d’applat-ventrisme devant le gouvernement fédéral. Le déséquilibre fiscal, le respect du Protocole de Kyoto, le financement des services de garde et du régime québécois d’assurance parentale, la perte de la juste part du Québec dans le programme fédéral de stabilisation du revenu agricole et j’en passe. Autant de dossiers où le jupon conservateur du premier ministre dépasse!», a conclu Stéphane Bergeron.
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