«UN DISCOURS INAUGURAL TERNE, SANS PERSPECTIVE D’AVENIR ET SANS GRANDE CRÉDÉBILITÉ»
- STÉPHANE BERGERON
QUÉBEC, le 21 mars 2006 – Dans sa réplique au discours inaugural, le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, a rappelé que le projet de souveraineté présente une perspective d’avenir emballant pour les Québécoises et les Québécois. « Les résultats de l’élection partielle dans Verchères ne font pas que représenter le fait que la population de notre circonscription a choisi un individu pour la représenter en cette Chambre; la population de Verchères a de nouveau donné son appui à un projet, un projet de développement pour le Québec, la souveraineté», a indiqué monsieur Bergeron.
Le député a profité de cette tribune qui lui était offerte pour rendre un vibrant hommage à son prédécesseur. « Je suis profondément reconnaissant, en tant qu'individu mais aussi en tant que député de la circonscription de Verchères, à l'égard de M. Bernard Landry pour ce qu'il a fait pour le Québec, ce qu'il a fait pour notre circonscription. J'aime à penser que notre société est meilleure aujourd'hui en grande partie grâce à son inestimable contribution à la vie publique québécoise », a déclaré Stéphane Bergeron.
Il a aussi eu de bons mots à l’endroit des populations des municipalités de Boucherville et Sainte-Julie, qu’il a représentées à la Chambre des communes au cours des douze dernières années. « J'espère qu'elles n'auront pas ressenti mon départ comme un abandon. Je suis confiant qu'elles sont de nouveau très bien représentées, au niveau fédéral, en la personne de mon successeur, Luc Malo», leur a-t-il signifié, tout en saluant le travail des membres de son personnel, qui se sont dévoués au service de leurs concitoyennes et concitoyens durant la même période.
S’agissant du discours livré par le premier ministre, le député Bergeron estime que le premier ministre a voulu essayer de redonner une nouvelle vigueur à un gouvernement anémique et de vision et de détermination. « La semaine dernière, il nous parlait d'un fil conducteur. Ça a fait sourciller un certain nombre de collègues et de journalistes parce qu'il est probablement le seul à avoir vu un fil conducteur dans l'action de son gouvernement depuis 2003. Le seul fil conducteur que j'ai réussi à m'imaginer en entendant le premier ministre, c'est lorsqu'un poteau électrique s'effondre puis qu'on voit le fil courir, ici et là, dans la rue, dans toutes les directions sans savoir véritablement où ça va aboutir, et sachant pertinemment que ce fil est très dangereux parce qu'il est conducteur », a ironisé Stéphane Bergeron.
Enfin, le porte-parole de l’opposition en matière de Faune et parcs a critiqué le bilan du gouvernement libéral. « Le premier ministre s'est targué de faire du développement durable quelque chose d'absolument central dans l'action de son gouvernement. Or, quel est le bilan de son gouvernement à ce niveau-là? C'est le fait qu'il n'ait pas encore mis de l'avant un plan d'action pour ce qui est de la mise en oeuvre du Protocole de Kyoto. C'est le fait que ce gouvernement ait décidé de privatiser le Mont-Orford. C'est le fait que le gouvernement ait semblé ouvrir la porte au privé dans les zones d'exploitation contrôlées. C’est ça, madame la présidente, le bilan de ce gouvernement » a conclu Stéphane Bergeron.
Dossier du Parc national du Mont-Orford
LE GOUVERNEMENT N’A AUCUNE ÉTUDE!
Québec, le mardi 21 mars 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, dénonce l’absence d’étude sur les coûts associés à la vente et au rachat de terrains dans le dossier du Mont-Orford.
Questionné à l’Assemblée nationale par Stéphane Bergeron, hier et aujourd’hui, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, a refusé de confirmer l’existence de rapports d’évaluation sur les coûts associés à la vente et à l’achat de terrains dans le dossier du Mont-Orford. Il a même affirmé qu’il n’était pas non plus question de vendre le Mont-Orford! « Si le fait d’échanger 649 hectares à un promoteur privé contre de l’argent ne constitue pas une vente dans l’esprit du ministre, on comprend mieux maintenant qu’il puisse exister un désaccord fondamental entre nous, en ce qui a trait au concept de privatisation des biens publics », a indiqué Stéphane Bergeron.
Rappelons que dans le journal Les Affaires du 18 mars dernier, le titulaire de la Chaire SITQ en immobilier de l’Université du Québec à Montréal, Jacques Saint-Pierre, affirmait que les coûts de vente du Mont-Orford seraient beaucoup plus élevés que prévu et que prétendre le contraire relève de la pensée magique et d’un amateurisme flagrant. « Le ministre du développement durable n’est pas en mesure de nous démontrer clairement comment il fait ses calculs. C’est à se demander pourquoi le gouvernement semble si pressé d’aller de l’avant avec un projet si mal ficelé », a soutenu le député de Verchères.
Le ministre Béchard a déclaré vouloir procéder rapidement dans le dossier et il semble qu’il veuille aller encore plus rapidement que ce que les gens ont pu penser jusqu’à maintenant. « Mais où se situe exactement l’urgence dans ce dossier? Après un an de tergiversations, voilà que le ministre Béchard, dès sa nomination, précipite la décision gouvernementale sans avoir convaincu l’opinion publique de la pertinence de ce projet, ni de la nécessité de procéder si rapidement », a poursuivi Stéphane Bergeron.
« Le ministre veut aller de l’avant avec ce projet sans l’approbation de la majorité de la population, sans disposer de la moindre étude concrète sur les coûts associés à la transaction, sans respecter les principes édictés dans le projet de loi sur le développement durable, ni le processus prévu par la Loi sur les parcs, et non plus sans se donner la peine d’examiner quelque autre alternative à ce projet. C’est véritablement inquiétant », a conclu Stéphane Bergeron.
LE DÉPUTÉ DE VERCHÈRES RÉPOND AU MINISTRE CORBEIL
Québec, le vendredi 17 mars 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et de parcs, M. Stéphane Bergeron, dénonce les récents propos du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil, véhiculés ce matin dans un communiqué de presse.
Questionné à l’Assemblée nationale le 16 mars dernier, le ministre Corbeil avait déclaré : « il n'est pas question de privatiser de façon anarchique le territoire ». L’opposition officielle a tout de suite réagi en dénonçant les propos du ministre Corbeil qui, ni plus ni moins, confirmait la privatisation des zecs. Or, dans un communiqué de presse émis ce matin, le ministre tente de vouloir éclaircir ses propres propos en affirmant qu’il était plutôt question de développer de façon durable les zecs.
« Si le ministre confond privatisation et développement, c’est normal que ce gouvernement aille si mal. C’est à se demander si, à défaut de pouvoir respecter ses engagements de gouverner dans le respect du développement durable, M. Charest est plutôt en train de faire la promotion d’une politique de privatisation durable au Québec. Jean Charest veut vendre un parc national, celui du Mont-Orford. Nous voulons le protéger. Les libéraux veulent maintenant privatiser les zecs. Nous voulons conserver ce qui fonctionne bien. Mais quand est-ce que l’obsession de la privatisation de ce gouvernement va-t-elle s’arrêter? », se demande le député.
Le ministre Corbeil déclarait également dans son communiqué que son gouvernement travaille « de concert avec tous les partenaires ». Or, « si le désordre social que ce gouvernement est en train de créer avec la privatisation du Parc national du Mont-Orford est un exemple de travail d’équipe, la population a raison d’être très inquiète pour l’avenir », a conclu M. Bergeron.
Renseignements complémentaires : Lire l'article «ZEC / Inquiétude» sur Canoë en cliquant ici.
L’OPPOSITION OFFICIELLE DÉNONCE L’OUVERTURE DU MINISTRE À LA PRIVATISATION DES ZECS
Québec, le jeudi 16 mars 2006 – Le député de Verchères et porte parole en matière de faune et parcs, M. Stéphane Bergeron, dénonce l’intention du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil d’ouvrir la porte à la privatisation des zones d’exploitation contrôlées (zecs).
Questionné aujourd’hui à l’Assemblée nationale, le ministre Corbeil n’a pas nié que son gouvernement allait procéder. Or, malgré le mécontentement général de la population dans le dossier de la privatisation du Mont-Orford, le gouvernement vendra une partie importante de la montagne, une part du patrimoine naturel du Québec.
« Dans le contexte actuel du projet de vente du Parc national du Mont-Orford au privé, qui suscite l’opposition de 76% de la population québécoise, on peut se questionner sur les intentions véritables qui poussent le gouvernement à aller de l’avant avec la privatisation des zecs. Qui bénéficiera de ces décisions dommageables pour la population québécoise et pourquoi le gouvernement de M. Charest s’entête a faire continuellement fi des préoccupations de la population du Québec», a indiqué le député.
Rappelons que les zecs ont été créées dans un esprit de conservation et de mise en valeur de la faune dont la gestion est faite par les populations locales. Comme le prévoit la politique gouvernementale qui régit l’exploitation des zecs, les territoires doivent demeurer la propriété de tous et être accessible à tous. « Le gouvernement Charest n’écoute pas la population, il gère son agenda en fonction d’intérêts particuliers allant à l’encontre de l’intérêt commune et des principes de développement durable. Je trouve inconcevable que le gouvernement aille de l’avant avec une énième privatisation, comme si le Québec était à vendre», a ajouté M. Bergeron.
«Le gouvernement ne peut continuellement aller à l’encontre des intérêts de la population. M. Corbeil doit immédiatement revenir sur sa décision dans ce dossier et empêcher toute privatisation des zecs, même partielle, afin de respecter les intérêts du Québec mais également dans le but de préserver un important héritage légué aux générations actuelles et futures par le Parti Québécois de René Lévesque », a conclu le député.
16 mars 2006 dans Mont-Orford, Porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, ZECS | Lien permanent | Commentaires (0) Dossier Mont Orford : Claude Boucher dénonce les propos de la ministre responsable de l’Estrie
Sherbrooke, le jeudi 9 mars 2006- Le député de Johnson et porte-parole de l’Opposition officielle pour les dossiers régionaux de l’Estrie, M. Claude Boucher, dénonce les propos tenus hier par la ministre responsable de l’Estrie, Mme Monique Gagnon-Tremblay.
En effet, au cours d’une entrevue, Mme Gagnon-Tremblay mentionnait que puisque le processus encadrant la vente à des intérêts privés d’une partie du Parc national du Mont Orford sera ouvert et transparent, les écologistes et les artistes opposés à la construction de condos dans les limites actuelles du Parc n’auraient qu’à acheter la montagne.
« Les libéraux, Mme Gagnon-Tremblay en tête, versent dans l’insolence et l’arrogance après avoir pris une décision relevant de l’incompétence et de l’improvisation. Où s’arrêteront-ils? Comment une ministre aussi expérimentée dans le domaine de l’administration publique peut-elle tenir de tels propos? Ce qu’elle a dit, c’est que le gouvernement du Québec se soucie uniquement de l’aspect économique du projet et pas du tout de la protection de l’environnement et encore moins de l’intégrité des parcs nationaux. C’est une position irresponsable, indigne et insultante à l’égard de la population du Québec! » a lancé le député.
Le député de Johnson demande au gouvernement de mettre en place immédiatement les mesures nécessaires afin d’éviter toute spéculation sur les terrains visés.
Rappelons que le gouvernement libéral s'était engagé à faire passer à 8% en 2006 le pourcentage des aires protégées de 3,8 % du territoire québécois qu'il représente actuellement. La moyenne mondiale est à ce jour de 12 %. « Le Québec est déjà très en retard dans ce dossier. Il faudra donc suivre de très près l'évolution de celui-ci afin de nous assurer que les aires protégées seront une priorité dans la mise en œuvre de ce projet », a indiqué le porte parole de l’opposition officielle en matière de Faune et Parcs, M. Stéphane Bergeron.
Le député de Johnson met au défi Mme Gagnon-Tremblay et le nouveau ministre du Développement durable, de l’Environnement, et des Parcs, M. Claude Béchard, d’inscrire le projet de développement de condominiums dans le cadre d’une politique de développement durable. « M. Charest scande depuis la campagne électorale de 2003 que le développement durable allait être une priorité pour son gouvernement. Or, force est de constater, encore une fois, qu’il fuit ses responsabilités et sacrifie la protection environnementale la plus élémentaire au nom d’un développement économique incertain en oubliant totalement de prendre en considération les intérêts de la population! » a déclaré le député.
« Avec l’annonce de la vente à des intérêts privés de plus de 600 hectares du Parc national du Mont Orford, le gouvernement du Québec vient de démontrer une fois de plus qu’il est complètement déconnecté des valeurs qui animent le peuple québécois et que le développement durable n’est qu’un slogan », a conclu M. Boucher.
Renseignements complémentaires : La coalition SOS PARC ORFORD : http://sosparcorford.org/ Vous pouvez suivre le dossier «Mont-Orford» sur Canoë en cliquant ici. «Le projet de développement est illégal». Lire l'article complet sur Radio-Canada en cliquant ici. «Rentable ou pas le Mont-Orford?» Lire l'article complet sur Cyberpresse en cliquant ici. «L'opposition au projet de développement du parc du Mont-Orford s'organise». Lire l'article complet sur Matinternet en cliquant ici. «Province à vendre». Lire l'article complet du Journal Mir en cliquant ici. «Le maire du canton d'Orford demande l'aide d'Ottawa». Lire l'article complet sur Radio-Canada en cliquant ici. «Mont Orford : le sommet de la bêtise». Lire l'article complet du Journal Mir en cliquant ici. «L'avenir du parc est entre les mains de trois grands propriétaires». Lire l'article complet sur Cyberpresse en cliquant ici.
Le gouvernement Charest doit protéger l’intégrité du parc du Mont-Orford
Montréal, le mardi 7 mars 2006 - Le chef du Parti Québécois, André Boisclair, le maire d'Orford, Pierre Rodier, le député de Verchères et porte-parole de l'opposition officielle en matière de parcs, Stéphane Bergeron, et le député de Johnson, Claude Boucher, dénoncent la décision gouvernementale de vendre une partie du parc du Mont-Orford. « Le gouvernement Charest est sur le point de vendre au privé un parc national. C’est inacceptable et nous allons défendre l’intégrité du parc du Mont-Orford et soutenir les préoccupations justifiées de la population et des groupes environnementaux », a déclaré André Boisclair.
L'annonce de ce projet controversé survient une semaine, jour pour jour, après le départ de M. Mulcair et de la nomination du nouveau ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude Béchard. « Après plusieurs mois d'attente, force est de constater que le gouvernement libéral a attendu l'arrivée d’un nouveau ministre pour annoncer ce projet et que la décision gouvernementale est une conséquence directe du remaniement de la semaine dernière. On voit aujourd'hui que M. Béchard ne fait rien pour faire oublier son surnom de yesman! », a indiqué M. Boisclair.
La proposition de la vente au privé du territoire actuellement sous bail du parc national du Mont-Orford est incomplète et irréaliste. Non seulement aucun échéancier n'a été proposé, mais aucune explication n'a été donnée quant à la façon de procéder. Rien n'a été dit sur les coûts de la rupture de l’actuel bail détenu par Mont-Orford inc. et les coûts du rachat des terrains avoisinants. « Aucune étude d'impact ne sera faite sur un projet dont nous ne connaissons rien. Nous n'avons pas non plus d'information sur les impacts sur les municipalités avoisinantes de l'actuel parc. Qu'adviendra-t-il de celles-ci si le gouvernement ne réussit pas à aller chercher suffisamment de fonds pour acheter les terrains autour du parc? Plusieurs questions techniques et fondamentales restent sans réponse dans ce dossier. C'est encore un bel exemple d'improvisation de ce gouvernement », a ajouté M. Bergeron.
« Nous allons demeurer très vigilants dans ce dossier et nous allons nous assurer que l'appel d'offres public n'est pas fait sur mesure pour permettre aux promoteurs actuels d'obtenir certaines faveurs. Nous allons suivre attentivement l’élaboration de l'appel d'offres et de la composition du comité de sélection », a pour sa part indiqué M. Boucher.
Consultation publique sur la proposition du ministre Béchard
Le chef du Parti Québécois, André Boisclair, demande également au gouvernement de respecter la Loi sur les parcs qui prévoit dans l’article 4 une audience publique dès qu’un ministre veut modifier les limites d’un parc. « Les citoyennes et les citoyens du Québec sont préoccupés de cette vente d’un parc au privé et je demande qu’une consultation publique soit mise sur pied rapidement pour bien comprendre les aboutissants de cette décision », a conclu M. Boisclair.
Rappelons également que le gouvernement libéral s'était engagé à faire passer le pourcentage des aires protégées de 3,8 % du territoire québécois qu'il représente actuellement à 8 % en 2006. La moyenne mondiale, à ce chapitre, est de 12 %. « Le Québec est déjà en retard à cet égard et il faudra suivre de très près l'évolution de ce dossier afin de nous assurer que les aires protégées seront une priorité dans la mise en œuvre de ce projet », a conclu M. Bergeron.