«Plusieurs terrains convoités par le ministre sont en cours de déboisement!» - Stéphane Bergeron
Québec, mardi 18 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, monsieur Stéphane Bergeron, a rendu public un certain nombre de photos troublantes témoignant d’activités de déboisement en cours sur plusieurs des terrains mis sous réserve foncière par le ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, dans le cadre du projet d’agrandissement du parc du Mont-Orford.
«C’est une bien triste découverte qui a été faire, alors qu’on a, pour reprendre l’expression du ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, “marché les terrains” convoités par le gouvernement pour l’agrandissement du parc national du Mont-Orford. Certaines zones sont sous exploitation forestière. Les images sont éloquentes: importants sillons laissés par les débusqueuses, de nombreux chemins forestiers, des arbres coupés, des branches qui jonchent le sol, des souches laissées en plan. De nombreux arbres, pourtant épargnés par les débusqueuses, portent néanmoins les marques flagrantes de l’activité humaine intensive qui a cours dans les parages. C’est complètement renversant», a lancé le député Stéphane Bergeron.
«Pourtant, a-t-il poursuivi, le ministre avait affirmé à l’Assemblée nationale qu’il avait “marché les terrains”, afin de s’assurer de la valeur écologique de ceux-ci. De deux choses l’une, ou bien la visite aura été très expéditive ou bien le ministre fait preuve de mauvaise foi!»
Le député de Verchères n’a pas manqué d’insister sur l’étendue et la localisation géographique problématique des travaux en cours: «Au travaux en cours dans le secteur du Mont Carré, s’ajoutent ceux au nord de la route 222, d’autres dans la prucheraie, sise au nord du ruisseau Ély, qui sert de décharge au Lac Larouche, et des activités d’abattages d’arbres dans la bande de protection de la rive du ruisseau de décharge du Lac Chevreuil. En quoi des terrains sous exploitation forestière contribueront-ils à la vocation de conservation du parc?», s’est interrogé monsieur Bergeron.
S’agissant de la superficie totale des terrains faisant l’objet d’activités interdites dans un parc de conservation, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs a sommé son vis-à-vis de produire un inventaire complet des territoires en question. «Les dégâts touchent aussi les sentiers pédestres aménagés par Les Sentiers de l’Estrie. Comme le principal secteur visité, constitué de terrains appartenant présentement à la compagnie des frères Greif, se trouve littéralement à la jonction entre le parc actuel et la partie la plus importante de l’agrandissement projeté, les amateurs de plein air et de randonnée pédestre auraient à traverser une zone dévastée en parcourant le parc du nord au sud et vice-versa. Le ministre osera-t-il maintenir que l’ensemble des terrains qu’il convoite ont une grande valeur écologique?», de demander le député de Verchères.
Enfin, Stéphane Bergeron a rappelé que la double vocation de l’actuel Parc national du Mont‑Orford avait été reconnue et endossée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. « Les activités récréatives, que sont le ski et le golf, ont leur place historique dans le parc et reçoivent l’assentiment de la population. Loin de respecter l’intégrité du Parc national, le gouvernement Charest s’apprête à le dénaturer complètement en vendant la montage dont il porte le nom. On n’échange pas des écosystèmes en haute altitude pour des terres basses, surtout si certaines d’entre elles ont peu de valeur sur le plan de la conservation. S’il a vraiment à cœur le développement durable, le ministre peut bien accroître la superficie du Parc national du Mont-Orford, mais il doit à tout prix y maintenir la montagne, afin d’assurer la conservation permanente d’un territoire protégé », a conclu le porte-parole.
Malgré toutes les avancées des femmes et la place toujours croissante qu'elles occupent au Québec et ailleurs, ce constat demeure implacable. « Le Québec est ce qu'il est aujourd'hui...
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a dévoilé ses résultats, lundi. Somme toute, le bilan est passé de résultats « catastrophiques » à « très mauvais »....
Mise en ligne le 25 février 2010. Mise à jour le 5 mars 2010. La chef du Parti Québécois, Pauline Marois, a rendu public aujourd'hui le cahier de réflexion...
À la sortie de la conférence de presse qui soulève déjà les passions, le comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ) dénonce l'iniquité intergénérationnelle que provoquerait le déplafonnement des...
Le comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ) organise une soirée festive pour le français à Montréal en compagnie, notamment, du député Pierre Curzi. Pour le français à...
Monsieur Bouchard, Il m'apparaît important de réagir aux propos que vous avez tenus mardi dernier. D'emblée, je tiens à souligner que je vous considère comme une des grandes figures...
« Le Canada a méprisé les francophones. » Voilà ce qu'a lancé Pauline Marois en entrevue à La Presse canadienne. Présent à Vancouver, le premier ministre Jean Charest a...
Le mécontentement ne fléchit pas. La population du Québec continue de réclamer haut et fort la tenue d'une enquête publique sur la corruption et les malversations dans l'industrie de la...
« Alors qu'à Copenhague, Jean Charest et sa ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, ont entretenu l'impression qu'ils critiquaient le Canada pour l'exploitation des sables bitumineux, le Parti Québécois est abasourdi...
En entrevue à La Presse, mercredi, la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne a admis que Québec envisage une hausse plus élevée des frais de scolarité. « En procédant en...
C'est avec une grande tristesse que la chef de l'opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, a rendu un dernier hommage, ce matin à l'Assemblée nationale, à l'écrivain, syndicaliste...
La pétition citoyenne exigeant du gouvernement libéral de Jean Charest la tenue d'une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction a recueilli, à ce jour, près de 60 000...