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Motion du gouvernement sur la lutte à la cybercriminalité

«le gouvernement, plutôt que de reconnaître la nécessité d’accroître les ressources, cherche à s’AUTOCONGRATULER…»

 

- STÉPHANE BERGERON

 

QUÉBEC, le 3 novembre 2011 – Alors que le gouvernement libéral a refusé de débattre pendant deux jours consécutifs d’une même motion présentée par la députée de Lotbinière, madame Sylvie Roy, conjointement avec le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, monsieur Stéphane Bergeron, réclamant la mise en place d’un 911 Web pour les jeunes victimes de cyberprédateurs, le ministre de la Sécurité publique a surpris les parlementaires, en demandant, le 3 novembre dernier, le consentement de l’Assemblée nationale pour débattre d’une motion de son cru sur le même sujet. 

 

La motion présentée par le gouvernement se lisait comme suit: «Que l'Assemblée nationale rappelle l'existence des sites Internet d'alerte de cybercrime tels que www.sq.gouv.qc.ca et www.cyberaide.ca conçus pour que les forces policières puissent être alertées lorsque des jeunes sont victimes de cyberprédateurs».  Stéphane Bergeron, qui a néanmoins donné son consentement à ce que la motion puisse faire l’objet d’un débat, n’a pas manqué de condamner la manœuvre du gouvernement.

 

«Dans un premier temps, vous me permettrez de regretter le fait que le gouvernement, dans un geste d'une étroitesse partisane plutôt déplorable, ait décidé de refuser une deuxième fois son consentement à la motion de ma collègue de Lotbinière.  Nous allons quand même être de bon ton.  Nous avons accepté de débattre de cette motion par laquelle le gouvernement semblait avoir besoin d'une petite tape dans le dos pour se féliciter du travail qui est fait jusqu'à présent.  Sauf que ça va aussi me donner l'occasion de dire que ce n'est pas suffisant, puisque, effectivement, il aurait fallu prendre en compte la proposition de ma collègue de Lotbinière, qu'effectivement, il faut augmenter les ressources allouées à la lutte contre la cybercriminalité, et plus particulièrement contre les cyberprédateurs», d’expliquer monsieur Bergeron.

 

«Le ministre, il y a quelques jours, a invoqué des chiffres en cette Chambre qui ne correspondent même pas aux chiffres qu'il nous a remis lors de l'étude des crédits.  Prenons le texte de la motion sur lequel on débat maintenant.  On parle de deux sites.  Un de ces deux sites est tout simplement le site de la Sûreté du Québec.  Ce n'est pas un site dédié à la lutte contre la cybercriminalité et à la lutte contre les cyberprédateurs.  L'autre site, c'est le site d'un organisme à but non lucratif situé à Winnipeg.  Imaginez; un site situé à Winnipeg!  Quel va être l'intérêt, pour les victimes de la cybercriminalité et des cyberprédateurs au Québec, que d'avoir recours aux deux sites que le gouvernement évoque dans sa motion?», se demande le député de Verchères.

 

«Ce que le gouvernement fait, en ces matières, est nettement insuffisant, comme nous avons pu le constater dans les reportages récents.  Et le gouvernement devrait le reconnaître, plutôt que de quémander à l’Assemblée nationale une petite tape dans le dos, via cette motion.  Il aurait dû accepter la motion de ma collègue de Lotbinière.  Son geste est tout simplement odieux», de conclure Stéphane Bergeron.

 

 

 
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