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Création d’une véritable commission d’enquête publique

«comment le ministre de la sécurité publique peut-il défendre la décision de son gouvernement, alors qu’il s’y opposait encore hier avec la dernière énergie? »

 

- STÉPHANE BERGERON

 

QUÉBEC, le 10 novembre 2011 – Au terme d’une énième volte-face et à la suite d’une demande expresse de la commissaire Charbonneau, le gouvernement a finalement annoncé, le 9 novembre dernier, la création d’une véritable commission d’enquête publique assujettie, comme il se doit, à la Loi sur les enquêtes publiques.  Le lendemain de cette annonce, le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, monsieur Stéphane Bergeron, s’en est bien sûr dit satisfait, mais s’étonne tout de même que le ministre de la Sécurité publique puisse l’endosser, alors qu’il doutait, encore tout récemment, de l’efficacité et même de l’à-propos d’une enquête publique.

 

«Le député de Beauce-Sud est ministre de la Sécurité publique depuis le 10 août 2010.  Depuis sa nomination, chaque fois qu'il a pris la parole à titre de ministre de la Sécurité publique, le député de Beauce-Sud a affirmé une seule et unique chose à propos d'une éventuelle commission d'enquête, à savoir c'est qu'elle n'est pas nécessaire et qu'elle pourrait même nuire aux enquêtes policières.  Par exemple, le 17 novembre 2010, il a affirmé ce qu'il a maintes fois répété depuis, et je le cite: "Nous préférons voir les criminels en prison plutôt qu'à la télévision."  Le 9 novembre, tout ce que le député de Beauce-Sud a fait et dit au sujet de la commission d'enquête à titre de ministre de la Sécurité publique a volé en éclats», de constater monsieur Bergeron

 

«Le 21 septembre dernier, a-t-il poursuivi, le ministre de la Sécurité publique a affirmé en cette Chambre qu'il était contre une commission d'enquête publique, et je cite, "parce que ça permet aux criminels de ne pas recevoir le juste châtiment de leurs crimes."  Le ministre de la Sécurité publique peut-il nous dire aujourd'hui s'il croit toujours que la commission d'enquête va permettre aux criminels de ne pas recevoir le juste châtiment de leurs crimes?  Qui dit vrai?  Le ministre de la Sécurité publique d'alors ou le ministre de la Sécurité publique d'aujourd'hui?»

 

Devant les réponses évasives du ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron a justement pointé du doigt les conséquences des pertes de temps engendrées par la valse-hésitation du gouvernement.  «Pendant plus de deux ans, le cafouillage de ce gouvernement s'est poursuivi.  Pendant plus de deux ans, les allégations concernant la collusion et la corruption dans l'industrie de la construction se sont multipliées.  Pendant plus de deux ans, ce gouvernement a tergiversé.  Le ministre ne croit-il pas que les gens qui avaient des choses à se reprocher ont pu profiter de tout ce temps pour détruire les preuves?  Ne croit-il pas que tout ce temps aura permis au premier ministre de déclencher des élections avant qu'on puisse faire la lumière sur cette affaire et l'implication possible du parti libéral?», de s’interroger Stéphane Bergeron.

 

 

 
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