«UNE EXPÉRIENCE QUI DÉMONTRE LA NÉCESSITÉ DE BONIFIER L’OFFRE DE SERVICES EN TRANSPORT EN COMMUN»
- STÉPHANE BERGERON
CIRCONSCRIPTION DE VERCHÈRES, le 24 septembre 2008 – Alors qu'il prenait part aux activités de la journée "En ville sans ma voiture", le 22 septembre dernier, le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière de transport en commun, transport routier et pour la Société de l'assurance-automobile du Québec, monsieur Stéphane Bergeron, a dénoncé le retard que prend la ministre des Transports à dévoiler son plan d'urgence pour le transport en commun, attendu depuis maintenant plus d'un mois.
«Plutôt que de rassurer la population quant aux moyens qui seront mis en oeuvre pour améliorer l'offre de services en transport en commun et en faciliter l’accès, la ministre a profité de cette importante journée thématique pour annoncer le dévoilement de sa nouvelle politique sur le vélo. On ne peut certes pas être contre la vertu, mais il me semble qu’il s’agissait d’une occasion idéale pour annoncer les intentions de son gouvernement en matière de transport collectif. Or, c’est ce même jour qu’on a appris que l’AMT envisageait des hausses importantes de tarifs des trains de banlieue. Il faut encourager l’utilisation du transport en commun et non pas la dissuader. La circulation sur les routes est devenue intolérable dans la plupart des agglomérations urbaines et particulièrement dans les environs de Montréal en raison de la quantité phénoménale de chantiers en cours. Même si les gens désirent utiliser les services de transport en commun pour faire face à la flambée des prix de l'essence, le réseau est déjà saturé et peine à répondre à la demande», souligne monsieur Bergeron, qui a pu expérimenter lui-même les services offerts en matière de transport en commun.
Il s’est en effet rendu aux activités organisées dans le cadre de la journée «En ville sans ma voiture», de Varennes au Centre-Ville de Montréal, en empruntant une combinaison variée de modes de transport collectif: autobus, métro, navette fluviale, marche, taxi. Au total, monsieur Bergeron aura passé plus de trois heures dans ses déplacements et dépensé près de 20$ en frais de transport au cours d'une même journée. «Même si, dans l'ensemble, il faut se féliciter de la qualité de service offert aux usagers, il faut reconnaître que celui-ci est peut-être insuffisant à certains moments de la journée. En outre, il faut reconnaître que l'utilisation du transport en commun n'apparaît pas toujours si économique, à première vue. Pour que l'achalandage augmente, il faut que les gens modifient leurs comportements et ceux-ci ne le feront que si le service leur apparaît abordable, confortable et fiable. Or, nous sommes trop souvent loin du compte, malgré l'optimisme débridé qu'affiche la ministre des Transports. Un coup de barre s'impose donc pour favoriser l'utilisation du transport en commun».
«Si le moment est idéal pour investir dans la consolidation et le développement des infrastructures et réseaux de transport en commun, puisque la conjoncture et les besoins le justifient largement, il semble bien que les promesses de la ministre à l’effet de dévoiler un plan d’urgence pour la rentrée n’étaient que des paroles en l’air, puisque la rentrée est maintenant chose du passé et que son plan est toujours inexistant. Or, la situation est plus jamais urgente puisque le ministère des Transports ne prévoit terminer les travaux routiers qu’à la mi-décembre. Si la situation est déjà difficile en ce moment, on a peine à imaginer ce qu’il en sera lorsque l’hiver aura fait son arrivée…», de signaler monsieur Bergeron, rappelant la proposition du Parti Québécois, formulée en mai dernier, en faveur d’un plan d’action visant à accroître l’utilisation du transport en commun, de telle sorte de venir en aide aux familles, qui sont aux prises avec la flambée des prix de l’essence.
Rappelons que la ministre avait d’abord levé le nez sur cette proposition pour se réveiller finalement, quelques semaines plus tard, en laissant savoir au début juillet qu’elle croyait aux vertus d’un tel plan. Elle avait alors demandé aux sociétés de transport de lui soumettre des idées pour des solutions à court terme, indiquant même que l’argent serait au rendez-vous. «Les sociétés de transport ont fait leur travail. Depuis la mi-juillet, les dirigeants des sociétés de transport et les usagers s’impatientent, a indiqué monsieur Bergeron. De quoi la ministre a-t-elle besoin de plus pour se décider enfin à agir?», de conclure le porte-parole du Parti Québécois en matière de transport.
Il est possible d'en savoir davantage sur les impressions de Stéphane Bergeron pendant la journée «En ville sans ma voiture» en consultant le tout nouveau site «mobile» qu’il lançait à cette occasion, soit le www.stephanebergeron.mobi.
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